Une fourmi chemine sur les branches fines d’un pin 

au milieu du champ doré un vieux figuier aux branches entremêlées 

pendue à son pied mutin, verte et lourde, la grappe de raisin 

ibiscus rouges orangés sur la finca abandonnée 

pommes de pin éparpillées le long du chemin 

un rat crevé et tout séché, translucide et suicidé parmi les herbes cramées 

la jambe détachée d’une poupée écartelée près des barbelés 

agave, piquante et suave, méchant cactus, à ton contact un rictus 

jolie poupée, où t’en es-tu allée ? 

**

Olivier famélique, céramique brisée 

dans la poussière du sol, présence maléfique 

fourmi rouge et terre brûlée 

bitume ardent et soleil brûlant 

fleurs écrasées au parfum vanillé 

blanches façades et chats un peu malades 

chumberra dodu, ibizenca au gros cul 

ciel étoilé, peau lézardée, 

jolie poupée, où t’en es-tu allée ? 

**

Bancale sur ton bancal 

as-tu senti les ondes du festival 

jadis festif et couronné 

aujourd’hui désaffecté 

désaffection 

avec les bombes comme munitions 

sur les murs décrépis dessiner nos passions 

antique corrida                                                                                             

jolie poupée, es-tu là ? 

**

Douce catalane 

au loin la mer calme 

sens-tu la douceur du vent  

l’odeur du campo 

dans tes veines inscrit son tempo 

au loin les chiens, le coq, les geckos 

défient la gravité, rampent à la verticale 

jolie poupée a fait son festival 

jolie poupée s’en est allée. 

Publié par :labaladedelodieb

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